Artiste
Portrait de Jocelyne Béroard

Jocelyne Béroard

Karibiyan artist 'round the world, from Martinique

Origine
Martinique 🇲🇶
Nom
Jocelyne Béroard
Naissance
12 septembre 1954 (72 ans)

Biographie

Genres : Zouk, Musiques antillaises
Labels/Groupes : Kassav’
Statut : Artiste solo & membre fondatrice

Une enfance studieuse, entre passion musicale et ambitions artistiques

Née à Fort-de-France en 1954, Jocelyne Béroard se distingue très tôt par son discipline exemplaire, obtenant son bac scientifique à seulement 17 ans. Passionnée autant par le sport que la musique, elle s’envole pour la métropole afin de poursuivre ses études, d’abord en pharmacie à Caen, puis aux Beaux-Arts à Paris. C’est dans la capitale qu’elle retrouve son frère, déjà actif dans la sphère musicale antillaise.

Des débuts prestigieux dans l’univers musical

Très vite, Jocelyne Béroard se forge une solide réputation de choriste professionnelle, collaborant avec Lee “Scratch” Perry, le groupe Third World en Jamaïque, ou encore en France avec les Gibson Brothers. On la retrouve également aux côtés de Bernard Lavilliers, Manu Dibango, Zachary Richard et Herbert Léonard.

C’est en 1980 qu’elle croise la route de Kassav’, où elle participe aux choeurs du second album du groupe. En 1983, elle intègre officiellement la formation et devient, au fil des années, l’une des figures emblématiques et la voix féminine centrale du groupe qui va révolutionner la musique antillaise.

Une carrière solo marquée par le succès et la discrétion

En 1986, Jocelyne Béroard lance sa carrière solo avec Siwo, un double disque d’or, confirmant son statut d’icône féminine du zouk. Deux ans plus tard, son duo avec Philippe Lavil sur le titre Kolé séré devient un véritable tube, atteignant la 4ᵉ place du top SNEP.

Son album suivant, Milans (1991), n’obtient pas le même succès, la poussant à mettre en pause sa carrière solo pour se consacrer pleinement à Kassav’.

Un retour en Martinique, entre engagements et maturité artistique

De retour en Martinique au début des années 2000, Jocelyne Béroard sort Madousinay en 2003, un album qui la replace brièvement dans les classements français. En 2005, elle participe à la BO du film Nèg Maron et donne son premier concert solo à l’Atrium de Fort-de-France.

Profondément touchée par le séisme en Haïti en 2010, elle se mobilise activement dans les concerts caritatifs. En 2011, elle sort le best-of Yen Ki Lanmou, et marque l’histoire en se produisant en solo à l’Olympia, le 22 mai.

Jocelyne Béroard est bien plus qu’une voix : elle est un pilier culturel, une ambassadrice du zouk, une femme de cœur, dont l’influence rayonne bien au-delà des Antilles.

À découvrir ensuite