Artiste
Portrait de Sizzla Kalonji

Sizzla Kalonji

Origine
Jamaïque 🇯🇲
Nom
Miguel Collins

Biographie

Sizzla, de son vrai nom Miguel Collins, est un artiste jamaïcain majeur du mouvement dancehall conscient. Membre du mouvement Bobo Ashanti, il s’impose dès la fin des années 90 comme l’un des piliers de la nouvelle vague reggae-dancehall, aux côtés de Buju Banton et Capleton, ramenant la spiritualité rastafarienne et les productions organiques au cœur de la scène jamaïcaine.

Débuts dans les sound systems et premières productions

Né le 17 avril 1976 à August Town, dans la banlieue de Kingston, Sizzla grandit dans une famille rastafarienne. Il débute comme chanteur dans le sound system Caveman Hi-Fi, se forgeant une réputation locale. Ses premiers enregistrements datent de 1995, d’abord avec le label Zagalou, puis avec Digital B de Bobby “Digital” Dixon. Son ascension débute réellement lorsqu’il est repéré par Philip “Fatis” Burrell, producteur du label Xterminator, avec qui il enregistre une série de singles marquants comme “Judgement Morning”, “Life’s Road” ou encore “The Gun”.

Percée avec “Praise Ye Jah” et “Black Woman & Child”

En 1997, Sizzla sort son deuxième album Praise Ye Jah, considéré comme une œuvre majeure du dancehall conscient. Mais c’est le disque Black Woman & Child, produit par Bobby Digital, qui marque un tournant dans sa carrière. Le titre éponyme devient un hymne culturel et spirituel en Jamaïque. Il enchaîne alors les hits comme “Like Mountain”, “Babylon Cowboy”, “Kings of the Earth”, ou encore “Build a Better World” avec Luciano.

Prolificité et évolution musicale

Dès 1998, Sizzla entame une phase extrêmement productive. Il sort Kalonji (également intitulé Freedom Cry), avec les titres “Love Amongst My Brethren” et “Rain Shower”. En 1999, il publie pas moins de trois albums : Be I Strong, Good Ways et Royal Son of Ethiopia, suivis en 2000 de Liberate Yourself, Words of Truth et Bobo Ashanti, ce dernier se démarquant par son approche plus hip-hop.

En 2001, il sort encore quatre albums, montrant un style plus dur et plus digital : Black History, Taking Over, Rastafari Teach I Everything, et Blaze Up the Chalwa. En 2002, il adoucit son style avec Ghetto Revolution et Da Real Thing, albums plus romantiques.

Expérimentations et ancrage spirituel

Les années suivantes, Sizzla continue d’expérimenter. Il sort Light of My World et Rise to the Occasion en 2003, Soul Deep en 2005, et enchaîne en 2006 avec Ain’t Gonna See Us Fall et Waterhouse Redemption. En fin d’année, il collabore avec Damon Dash pour The Overstanding, aux accents hip-hop marqués.

En 2007, il revient à ses racines jamaïcaines avec I-Space. En 2011, il propose Welcome to the Good Life. Ses voyages en Afrique inspirent deux albums en 2012 : The Chant, sur son séjour au Zimbabwe, et In Gambia, partiellement enregistré en Gambie.

70e album et reconnaissance internationale

En 2013, Sizzla sort son 70e album, The Messiah, avec l’équipe Bread Back. En 2014, il compile des inédits avec Radical, qui regroupe des titres produits par Xterminator entre 1992 et 2003. En 2016, il sort 876, avec des collaborations de Jah Cure et Samira Taylor. L’année suivante, il rend hommage à ses racines reggae avec Fought for Dis, et publie également le single “I’m Yours”.

Un artiste controversé mais influent

Membre revendiqué des Bobo Ashanti, Sizzla a souvent été critiqué pour ses positions radicales, notamment contre les homosexuels ou l’Occident. Néanmoins, ses messages restent en grande majorité centrés sur la foi, la justice sociale, et l’élévation de la jeunesse noire. Sa voix singjay unique, capable de rapidité et de mélodie, combinée à une discographie monumentale, font de Sizzla l’une des figures majeures du reggae moderne.

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