Artiste
Portrait de Spice

Spice

Origine
Jamaïque 🇯🇲
Nom
Grace Latoya Hamilton
Naissance
6 août 1982 (44 ans)
Asa Bantan x Spice – Batty Bubble Asa Bantan / Spice Batty Bubble

Biographie

Ville : Spanish Town, Jamaïque (née à Spanish Town, a grandi partiellement à Londres)
Genres Musicaux : Dancehall, Reggae
Labels / Médias : VP Records
Actif depuis : 2000
Activité : Chanteuse, DJ, compositrice, actrice de télé-réalité

Grace Latoya Hamilton, plus connue sous le nom de Spice, n’est pas simplement née dans le dancehall. Elle l’a incarné. Née le 6 août 1982 à Spanish Town, en Jamaïque, elle découvre très tôt la puissance de la scène en chantant dans son église locale. Mais son horizon ne s’arrête pas aux Caraïbes : enfant, elle passe une partie de son enfance à Finsbury Park, au nord de Londres, chez ses grands-parents. Ce double ancrage culturel allait très tôt nourrir sa personnalité musicale, mêlant ferveur jamaïcaine et énergie urbaine britannique.

De retour au pays, elle choisit d’approfondir son talent artistique au prestigieux Edna Manley College of the Visual and Performing Arts, une institution qui a formé bon nombre d’icônes culturelles jamaïcaines. Là-bas, elle affine son jeu de scène, son oreille musicale, et surtout, sa capacité à captiver un public.

Premiers pas sur scène et connexions décisives

Son premier vrai baptême du feu ? Le festival Sting, en 2000. Pour n’importe quel artiste émergent, Sting, c’est le terrain de vérité. Et Spice s’y fait remarquer. Son charisme et son aisance attirent vite l’attention d’un autre grand nom de la scène : Baby Cham. Impressionné, il la met en lien avec le producteur Dave Kelly – un ponte du game.

C’est en 2003 qu’elle sort son tout premier single Complain. Mais à ce moment-là, le succès reste encore discret. Pas question pour elle de baisser les bras. Elle enchaîne les shows, se forge une réputation de bête de scène, et affine son style — sulfureux, sans filtre, audacieux.

L’explosion : « Romping Shop Â» avec Vybz Kartel

Le tournant arrive en 2009. Cette année-là, elle explose littéralement aux yeux du grand public avec un duo aussi sexy que provoc’ : Romping Shop avec Vybz Kartel. On parle ici d’un titre qui, à sa sortie, a bousculé toutes les limites – à tel point qu’il a été temporairement interdit à la radio jamaïcaine. Mais le morceau cartonne. Il devient culte. Et Spice s’impose comme la nouvelle voix féminine du dancehall hardcore.

Son audace, sa plume crue, son attitude insolente – tout séduit une génération lassée des clichés. Elle incarne une femme forte, libre, sans tabou. Et ça, dans un genre souvent très masculin, c’est déjà une révolution.

Mixtapes, hits et télé-réalité : l’ère Captured

En 2014, elle lâche son premier EP So Mi Like It, qui grimpe jusqu’à la 14e place des classements reggae américains. Le public adhère, les clubs s’enflamment, et son nom circule bien au-delà des frontières caribéennes.

Mais c’est en 2018 qu’elle frappe encore plus fort. Sa mixtape Captured, boostée par le titre Black Hypocrisy, se hisse tout en haut du Billboard Reggae Albums Chart. Le morceau, très politique, dénonce le colorisme et célèbre la beauté des peaux foncées – un thème rarement abordé dans le dancehall, et encore moins par une artiste féminine.

Cette même année, elle rejoint le casting de Love & Hip Hop: Atlanta, un choix stratégique qui lui offre une visibilité internationale. Elle y montre un autre visage, celui d’une femme d’affaires ambitieuse, bien plus complexe que les clichés de “bad gyal” qu’on lui colle parfois.

Enfin un album : « 10 Â» et une nomination aux Grammys

Et là, on se dit : elle va sortir un album. Ça fait des années qu’on l’attend. Il faudra pourtant patienter jusqu’en 2021 pour voir débarquer 10, son tout premier album studio.

Préparé avec minutie, 10 n’est pas un simple projet de plus. C’est l’aboutissement d’une carrière patiemment construite. Porté par le hit Go Down Deh avec Sean Paul et Shaggy, le disque entre directement à la 6e place du Billboard Reggae Albums Chart. Encore mieux : il est nommé aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur album reggae.

Un sacre pour celle qu’on surnomme dĂ©sormais la « reine du dancehall Â», et qui le mĂ©rite amplement.

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