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Badbay Mono, figure montante du dancehall guyanais, tué par balles à Cayenne

Par Le Peps 4 min de lecture 10 vues vues

Artiste cité dans l’article

La scène musicale guyanaise est en deuil. Badbay Mono, de son vrai nom Christopher Robinson, a été tué par balles mercredi 23 septembre 2026 à Cayenne. Figure montante du dancehall et de la musique urbaine en Guyane, l’artiste devait monter sur la scène des Lindor seulement trois jours plus tard, où il était nommé dans deux catégories. (RCI)

Badbay Mono abattu en plein jour à Cayenne

Les faits se sont déroulés dans l’après-midi du 23 septembre, dans le secteur de Novaparc à Cayenne. Badbay Mono a été visé par plusieurs tirs et grièvement blessé. Pris en charge par les secours, il a été médicalisé sur place avant d’être transporté au CHU de Guyane, où son décès a été constaté dans l’après-midi. (PÉYI GUYANE)

Une enquête a été ouverte et confiée au Service territorial de police judiciaire afin de déterminer les circonstances exactes de sa mort et d’identifier le ou les auteurs. Plusieurs hypothèses ont circulé depuis les faits, mais aucune n’avait été confirmée par les autorités dans les informations publiées au 27 septembre. (PÉYI GUYANE)

De Pascaline à la scène dancehall guyanaise

Originaire du quartier Pascaline à Cayenne et né en Guyane de parents saint-luciens, Badbay Mono avait commencé son parcours musical aux côtés de son frère. Il avait ensuite rejoint le groupe Kalajirou, à Zéphir, en tant que percussionniste. Sa rencontre avec Ken Vybz au lycée l’avait progressivement conduit vers le chant. (PÉYI GUYANE)

Avec le temps, Badbay Mono s’était fait une place dans la scène urbaine guyanaise, particulièrement dans le dancehall et le trap dancehall. Il avait notamment collaboré à plusieurs reprises avec Kili et intégré le collectif Sematawy. (PÉYI GUYANE)

Quelques semaines seulement avant sa disparition, l’artiste s’était longuement confié à France-Guyane sur son parcours. Il y évoquait sans détour son passage en prison, son vécu dans la rue et la manière dont la musique avait progressivement changé sa trajectoire. Loin de présenter son histoire comme un modèle, il expliquait vouloir transformer son expérience en avertissement pour les plus jeunes. Il affirmait notamment que la musique l’avait « sauvé ». (franceguyane.fr)

Une ascension interrompue en pleine dynamique

La disparition de Badbay Mono intervient alors que sa carrière connaissait une nouvelle exposition. Il était nommé aux Lindor de la musique guyanaise 2026 dans deux catégories : « Single – musique urbaine » pour son titre Victoria et « Révélation guyanaise de l’année ». Il devait également se produire lors de la cérémonie organisée le samedi 26 septembre au Zéphyr. (PÉYI GUYANE)

L’artiste venait par ailleurs de dévoiler Zee Life, une collaboration avec Lianky, et avait appris quelques jours auparavant qu’il participerait au premier concert de Bamby en Guyane. Autant de projets qui témoignaient d’une carrière encore en développement au moment de sa disparition. (franceguyane.fr)

La scène musicale guyanaise rend hommage à Badbay Mono

Depuis l’annonce de sa mort, de nombreux hommages ont été publiés par des artistes, des proches et des acteurs de la culture guyanaise.

Kili, avec qui Badbay Mono avait notamment collaboré sur les morceaux Uncle, La guerre et Mo ti frè, a rendu hommage à celui qu’il considérait comme son frère et son « bras droit ». Les organisateurs des Lindor ont également salué sa mémoire, alors que l’artiste aurait dû se produire sur leur scène quelques jours après sa disparition. (franceguyane.fr)

La mort de Badbay Mono laisse ainsi derrière elle une trajectoire brutalement interrompue. De Pascaline aux scènes guyanaises, Christopher Robinson avait fait de son vécu, de ses épreuves et de son environnement la matière première de sa musique. Une histoire qui prenait une nouvelle dimension en 2026, au moment même où son nom commençait à s’imposer plus largement dans le paysage musical guyanais. (franceguyane.fr)

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